Dans un dispositif acoustique et scénique très atypique, le novateur ensemble LINKS invite à redécouvrir Drumming, partition majeure de Steve Reich, qui a inspiré l’une de ses plus belles pièces à Anne Teresa de Keersmaeker.

Constitué de musiciens, d’artistes visuels et de scénographes, l’ensemble français LINKS élabore des formats singuliers de concerts au croisement de plusieurs disciplines, en travaillant à partir d’oeuvres emblématiques du XXe siècle ou de créations de compositeurs actuels. Entre leurs mains, Drumming, oeuvre séminale de la musique minimaliste américaine, se métamorphose ainsi en Drumming en mouvement : un concert tout sauf statique, dont la dynamique se fonde sur un dispositif acoustique sophistiqué et savamment spatialisé. Musiciens et spectateurs se déplacent et se croisent tout du long, la perception sonore changeant selon l’endroit où l’on se trouve. Une vraie expérience d’écoute, qui donne une résonance inédite à la partition de Steve Reich.

L’idée du projet est que le public peut bouger comme il veut pendant le concert, être assis ou alors se lever et se déplacer pour se rapprocher des instruments. Il y a 3 pôles d’instruments : bongos, marimbas et xylophones, suivant les trois premiers mouvements de la pièce (le 4ème mouvement réunit les trois types d’instruments). Le public peut ainsi se déplacer pour suivre les musiciens qui apparaissent, disparaissent et ré-apparaissent tout du long de la pièce, en fonction du pôle d’instruments utilisés.