Raphaël Cendo

Pièce pour quatuor à cordes, piano, orgue de barbarie et électronique, co-commande Grame, Gmem.
Création Festival Musica 2019 par le Quatuor Béla et Wilhem Latchoumia.

Après des études de piano et de composition à l'École normale de musique de Paris, Raphaël Cendo suit le cursus de composition du Conservatoire national supérieur de Paris (2000-2003), dont il sort diplômé en composition, analyse et orchestration. Il intègre ensuite la classe de composition et d’informatique musicale de l’IRCAM (2003-2006). Au cours de sa formation, il aura notamment reçu les enseignements d’Allain Gaussin, Marco Stroppa, Brian Ferneyhough, Fausto Romitelli et Philippe Manoury.

Il a enseigné au Conservatoire de Nanterre, à l’Escola Superior de Música de Catalunya de Barcelone (ESMUC), aux cours d’été de Darmstadt (2012-2014), aux sessions de compositions Voix Nouvelles à Royaumont. (2012-2016) et est régulièrement invité à donner des master-class et des conférences aux États Unis, en Russie et en Europe. Il est directeur de l’Université d’Altitude, une académie d’été de composition qui a lieu chaque année à Saint-Martin-Vésubie.

De 2009 à 2011, il est pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome. En 2007, Raphaël Cendo reçoit le Prix Espoir, décerné par la fondation Francis et Mica Salabert, du Concours international de composition de l’Orchestre symphonique de Montréal. Il reçoit en 2009 le prix Pierre Cardin de l’Académie des Beaux-Arts et en 2011 et 2015 le Prix Hervé Dugardin et Georges Enesco de la SACEM. Actuellement, Raphaël Cendo vit et travaille à Berlin.

Influencée par la musique spectrale, les musiques actuelles et populaires, des compositeurs comme Brian Ferneyhough ou Fausto Romitelli, Raphaël Cendo met en avant le concept de saturation ou de musique saturée. Concept de l'excès, l'important est de dépasser le son pur, le contrôle absolu de la note, de l'interprétation par des sons nouveaux complexes : « Le phénomène saturé dans le domaine de l’acoustique, c’est un excès de matière, d’énergie, de mouvements et de timbre. ». Sa musique pousse ainsi aux limites les notions de timbre, espace fréquentiel, intensité et gestes instrumentaux.